Plan
I. Un mythe
A) invariants & variant
-(définir la notion d’invariants)
-confiance bafouée
-Eurydice tué alors
qu’elle court pour échapper à Aristée par une créature.
-Orphée s’élançant
dans les ténèbres à la suite d’Eurydice car il ne peut pas supporter la
souffrance provoqué par son absence.
-Présence de variant
qui définit les traditions orales : hydre-serpent
B) Un mythe conté
-Protée conte
l’histoire à Aristée et lui explique la source de son problème: « C’est
une divinité qui te poursuit de sa colère ». Aristée doit subir « un
châtiment » (l.1)
-Protée est subjectif
et s’adresse à Eurydice dans le texte pour donner une nouvelle dimension à son
récit en appuyant sur la souffrance d’Orphée : répétitions: « C’est
toi qu’il chantait, douce épouse…C’est toi qu’il chantait…C’est toi qu’il
chantait».
II. Le Royaume des
morts
A) Une ambiance distincte
-champ lexical des
ténèbres : obscure, noire, soir…
- Une ambiance close,
presque étouffante : « aux gorges du Ténare, portes profondes du
Dis » « bois obscur à la noire épouvante »…
-Immensité des Enfers
principalement ressentie par les énumérations de lieux et la profusion d’adjectif
s’attachant à ses lieux.
B) Le destin et la place des divinités
-Proserpine : déesse
des enfers, enlevée par le dieu des enfers Hadès et présente aux enfers
seulement durant l’Hiver et l’Automne.
- Dimension divine
marquée dans le mythe : « à moins que les destins ne s’y
opposent », « Divinité qui te poursuit de sa colère »-> son
châtiment est de nature divine, présence des Dieux dès les premières lignes.
-« Une démence
subite s’empara » : Orphée, qui a réussi à faire plier les morts et
ses dieux, ne peut plus se contrôler, malgré ses prédispositions et sa
puissance irréfutable.
C) La Nature
-« La creuse
écaille de sa lyre » : présence de la nature dans la lamentation
d’Orphée.
- distinction entre
la nature du royaume des morts et celui des vivants (« rives, herbes
hautes, le long du fleuve, jour » : le royaume des morts semble plus
sombre (c.f champ lexical des ténèbres).
- thématique de la
lumière récurrente dans tous le texte : Même lorsqu’Orphée est encore
dans le monde des vivants et se lamente sur sa lyre de la mort d’Eurydice, la lumière arrive pour mieux disparaitre
« à la venue du jour…quand le jour s’éloignait ». Ce point est accentué dans les ténèbres où le
jour n’apparait plus, remplacé par un éternel « soir ».
- Champ lexical du
son et de l’eau : nature vivante
III. Héroïsme
A) La puissance d’Orphée arrête tous les supplices
-« Cerbère
retint béant ses trois gueules » : le gardien redoutable des Enfers
se plie au chant d’Orphée
-« Roue d’Ixion
s’arrêta avec le vent qui la faisait tourner » : Orphée influence
aussi la nature avec sa plainte : le vent arrête de souffler comme pour
offrir un silence total à la plainte d’Orphée.
-« Euménides aux
cheveux entrelacés de serpents d’azurs » : les créatures normalement
insensibles sont touchées par les lamentations d’Orphée.
B) Des habitants qui ne peuvent pardonner
-« Si les Mânes
savaient pardonner »
-« leur roi
redoutable » « et ces cœurs qui ne savent pas s’attendrir aux prières
humaines ».
-Diversités de morts
montrant que le Royaume des morts n’épargne personne.
C) Des adversaires redoutables qui sont charmés !
- profusion de morts
désignés comme « ombres minces » « fantômes » qui semblent
franchir « l’onde paresseuse qui les enserre » et le « Styx qui
les enferme » pour rejoindre et suivre le chant d’Orphée.
-« Il avait
échappé à tous les périls » : mise en avant qu’il avait réussi à
charmer et attendrir les créatures les plus redoutables.
-« Car telle est
la loi fixée par Proserpine » : même les dieux remarquent la
puissance d’Orphée et lui permette de sortir des enfers en suivant une nouvelle
alternative bien qu’Orphée se soit aventuré dans le Royaume des morts et ait
bouleversé son fonctionnement durant cette même visite.
è Mise en avant de l’héroïsme d’Orphée mise en
avant par Protée.
è La nature, tourné vers les enfers a certains
de ces éléments attirés par le pouvoir d’Orphée. Les Habitants attirés par
Orphée et les supplices du Royaume des morts s’arrêtant.
è Relation entre Orphée et la Dryade
Eurydice : accentue une vision d’un poète qui souffre, enfermés dans ses
propres lamentations attisés par sa souffrance.